mardi 30 juin 2009

Bientôt les vacances

Ça y est, c'est le temps des vacances. Dans quelques jours, j'y serai. J'avoue que ce n'est pas trop tôt.

J'espère que j'aurai le temps de lire deux livres qui ont été publiés il y a quelques années, mais qui sont toujours d'actualité dans ce monde où les médias sociaux sont rois.

Le premier est de David Weinberger et s'intitule Everything is Miscellaneous : The power of the new digital disorder. Ce qui a attiré mon attention, c'est ce qu'on peut y lire sur la quatrième de couverture. Reste à voir s'il tiendra ses promesses, les commentaires sur Amazon.com étant plutôt mitigés...

Le second, Infotopia - How many minds produce knowledge, est de Cass R. Sunstein. Selon les commentaires laissés sur Amazon.com, ce livre semble être mieux reçu que le précédent. On verra bien...

À mon retour de vacances, je vous ferai part de mes commentaires.

Sur ce, bonnes vacances tout le monde!

mercredi 24 juin 2009

Comment la technologie divise les travailleurs

Ce matin, Steve Wheeler (@timbuckteeth) gazouillait un lien vers un reportage de NPR intitulé : The Clash Of Ages: How Technology Divides Workers.

Le reportage souligne que des études récentes reportent que les tensions sont à la hausse entre les employés de la génération Y et de la génération X, et leurs patrons, souvent des baby-boomers plus âgés et moins interpellés par la technologie.
Le milieu de travail est composé de quatre générations différentes : les traditionnalistes (1922-1945), les enfants de l’après-guerre (1946-1964), la génération X (ou génération Nexus) (1965-1980) et la génération Y (ou génération post-boom) (1981-2000) et depuis l’arrivée des post-boomers dans l’arène professionnelle. Les employeurs et les employés des autres générations doivent composer avec une nouvelle réalité et adapter le milieu de travail en fonction des attitudes et de l’éthique de travail des membres de chaque groupe. (source : Workopolis.com)
Ces postboomers sont plus enclins à utiliser les réseaux sociaux au travail et, qu'on le veuille ou non, la technologie est en train de brouiller la démarcation entre travail et loisirs.

À suivre...

jeudi 4 juin 2009

Transparence trompeuse...

Ce matin, j'ai lu un billet pour le moins troublant, mais qui se rapproche de ma perception du phénomène des jeux vidéo. L'auteur y parle de false transparency que je traduirai par « transparence trompeuse », où, par « transparence », j'entends la qualité de ce qui exprime la vérité sans la transformer.

Bill Ferriter y parle de ses rencontres avec des étudiants convaincus qu'ils sont d'excellents joueurs de football, guitaristes ou joueurs de tennis parce qu'ils sont imbattables sur leur WII, PlayStation ou XBox 360, ou qu'ils veulent devenir soldats parce que la guerre « semble amusante » sur leur console de jeux...

L'utilisation d'expériences électroniques, notamment en éducation (dissections virtuelles, simulations, etc.), pour remplacer les expériences pratiques, hands-on, est de plus en plus courante et permet presque de vivre « pleinement » sans quitter son salon.

Quelles seront les conséquences de cette vie « électronique »? Ferriter termine son billet en nous lançant quelques questions intéressantes :
  • Sommes-nous en train d'élever une génération d'enfants qui ont une perception déficiente de leurs forces et faiblesses personnelles?
  • Les expériences électroniques font-elles en sorte que les élèves sont confus, incapables de séparer la fiction de la réalité, lorsque vient le temps de déterminer ce qu'ils « savent » et « peuvent » faire?
Qu'en pensez-vous?

mardi 2 juin 2009

Générations d'apprenants

Les 1er et 2 juin 2009, le programme d'appui à la réussite de l'Université de Moncton tenait son colloque annuel sous le thème « Le profil de l'étudiante et de l'étudiant d'aujourd'hui : mieux nous connaître pour mieux agir » où l'accent fut placé sur les générations d'apprenants et leurs différences. La conférencière, la professeure Diane Pacom, a brossé un tableau général des valeurs et des modes de vie des jeunes tout en faisant ressortir les différences entre les jeunes d’une même génération. Elle a mis l’accent plus particulièrement sur les malentendus qui existent entre les différentes générations et les impacts sur la communication. Elle a également exploré les impacts des réalités des jeunes d’aujourd’hui sur l’enseignement et la prestation de services. Toutes les générations - et les différentes cohortes à l'intérieur des générations - y sont passées : Baby-boomers, générations X, Y, C et Net, Millenials, Echo boomers, etc.

Mais durant ces deux journées, avons-nous vraiment posé un regard critique sur les idées avancées? J'ai le sentiment qu'on se laisse un peu trop impressionner par certains médias ou gourous. Pour poursuivre la discussion - et la réflexion -, j'ose proposer dans ce premier billet (plutôt que de les transmettre par courriel) quelques liens au sujet des générations Net et C qui devraient plus nous interpeller dans nos rôles d'enseignants et de professeurs. Et si vous connaissez d'autres liens qui devraient apparaître ici, n'hésitez surtout pas à me les proposer dans un commentaire.

Génération Net
Marc Prensky,
à qui l'on reconnaît la paternité du concept d'autochtones et d'immigrants numériques (digital natives & immigrants), propose de nombreux articles sur cette génération via son site web http://www.marcprensky.com/, en particulier :

En 2005, EDUCAUSE publiait Educating the Net Generation, un livre dans lequel on tente de définir la génération Net et ses effets sur les institutions, notamment dans les domaines de l'enseignement, des services, de la conception des environnements d'apprentissage et du curriculum.

On trouve aussi sur Internet de nombreux vidéos concernant les particularités de la génération Net, dont :





Et Patrick Giroux (via Twitter @pgiroux) publiait le 2 juin au matin - juste à temps pour mon billet - un billet intitulé Webcast à propos de la Net Generation.

Mais, ces apprenants sont-ils vraiment si différents de ceux des générations précédentes? Mark Bullen, auteur du blogue Net Gen Skeptic, ne le croit pas.

On trouve sur le blogue OpenEducation, un billet intitulé A Vision of Students Today - Some Additional Thoughts from Michael Wesch dans lequel on cite Bullen concernant le vidéo A Vision of Students Today :
“I’m not entirely sure what the point of A Vision of Students Today is. The relevance of education has been source of debate for as long as I have been in education. I remember, as a student, participating in a ‘walk-out’ from my high school in 1970 over the perceived irrelevance of our education. So this is not new.”
Lors du dernier Colloque international du RCIÉ, j'ai eu le plaisir d'assister à la présentation des résultats d'une recherche, menée par Bullen et ses collègues au BCIT, dans laquelle ceux-ci soutiennent que les affirmations concernant cette génération ne sont pas fondées. Ils y présentent de nombreuses recherches contredisant ces affirmations. La recherche ne démontre aucune différence significative entre les étudiants de la génération Net et ceux des autres générations fréquentant l'université. Pour Bullen et ses collègues, il s'agirait plutôt de différences sociales, et non générationnelles :
Mais ce scepticisme ne date pas d'hier. Déjà en 2006, on trouvait le billet E-Learning Myth #1: The “Net Gen” Myth sur le blogue Ipseity.

Génération C
Et après la génération Net, voici la génération C, celle qui Communique, Collabore et Crée du Contenu, la génération du Web 2.0 donc. Mon billet se faisant déjà long, je me limiterai ici à proposer ces quelques liens additionnels, quitte à revenir sur le sujet dans un prochain billet :
En terminant, pour ceux que ça intéresse (et qui ont les moyens financiers d'y participer...), le CEFRIO organise en octobre de cette année à Québec un Colloque international génération C.

Bonne réflexion!

P.S. J'allais oublier l'excellent billet de Mario Asselin : Les ados... leurs usages des TIC.